École Allemande
(19 juillet 1900 à Elberfeld – 13 février 1991 à Düsseldorf)
De père sculpteur, Arno Breker se forme entre 1919 et 1924 à l’Ecole des Beaux Arts de Düsseldorf.
En 1924, il se rend à Paris et s’y installe en 1927 où il devient l’élève d’Aristide Maillol. Il partage un atelier avec Alexandre Calder et noue des amitiés avec des artistes comme Maurice de Vlaminck, Jean Cocteau, Foujita, Brancusi, André Dunoyer de Segonzac, Isamu Noguchi et Charles Despiau. Entre 1925 et 1934, il reçoit l’enseignement de Charles Despiau.
Rapidement, il se fait un nom grâce au marchand d’art Flechtheim qui se charge de sa réputation. Il reçoit le Prix de Rome en 1932 qui lui permet de séjourner une année entière à la Villa Massimo, l’Accadémie allemande de Rome
Ce n’est qu’en 1934-35 qu’il retournera en Allemagne sur les conseils de Max Liebermann.
En 1937, Arno Breker est nommé professeur à l’École des Arts Plastiques de Berlin.
Il est remarqué par Albert Speer, architecte allemand, chargé de la restructuration de Berlin et ministre de l’Armement et de la Production de guerre. Arno Breker devient ensuite le sculpteur officiel du IIIème Reich. Il sera à la charge de la réalisation de la plupart des monuments édifiés à la gloire de l’Allemagne. Il semble qu’Arno Breker n’ait jamais adhéré à l’idéologie de cette période. Pour lui, l’art n’avait rien à voir avec la politique et c’est pourquoi il récusa, jusqu’à sa mort, tout reproche concernant sa soi-disant adhérence au national-socialisme.
Artiste Brillant, il sculpte selon une esthétique classique pour ne pas dire néo-classique, exaltant ainsi les corps, selon des canons antiques, pour exprimer toute la force et la vigueur du modèle existant.
Tout au long de sa carrière, Arno Breker a réalisé une série composée de 117 bustes, représentant des écrivains, des peintres, des Hommes d’état mais aussi des hommes d’affaires.
Il s’éteint à Düsseldorf à l’âge de 90 ans.